Je ne suis pas un artiste numérique.
Je suis un constructeur d’images.
Mon travail ne consiste pas à produire des visuels, mais à faire émerger des visions.
Chaque œuvre naît d’une tension :
une idée qui insiste, une émotion qui cherche sa forme.
Je viens du graphisme, de la photographie et de l’imprimerie.
Des métiers où l’on apprend à regarder, à composer, à maîtriser la lumière et la matière.
Ces savoir-faire ne sont pas derrière moi.
Ils sont le socle de mon travail.
Je construis mes images comme un architecte construit un espace.
Photographie, dessin, outils numériques, intelligence artificielle :
tout devient matière à création.
L’intelligence artificielle n’est pas une facilité.
C’est un instrument.
Comme la chambre noire l’a été pour les photographes.
Comme la sérigraphie l’a été pour le Pop Art.
Comme l’ordinateur l’a été pour les premiers graphistes numériques.
Elle ouvre de nouveaux territoires.
Mais l’image ne naît jamais d’un outil seul.
Elle naît du regard.
Je transforme, je déconstruis, je reconstruis.
Je cherche l’équilibre entre maîtrise et accident.
Puis vient l’étape essentielle : la matérialisation.
L’impression pigmentaire sur papiers d’art ou sur toile donne un corps à l’image.
C’est là que la matière encre l’œuvre dans le réel.
Chaque tirage est calibré, contrôlé, signé.
La technologie ouvre des possibilités.
Mais c’est la main qui termine l’œuvre.