Fantasme #02
Une apparition instable.
Le visage affleure à peine, pris dans une matière qui le déborde, le rature, le reconstruit.
Entre trace et effacement, le corps devient fragment.
La mécanique affleure sous la peau, mais ne s’impose jamais : elle contamine, elle infiltre.
Rien n’est donné entièrement.
Le regard tente de fixer une présence, mais ne saisit qu’un passage.
Ce que l’on voit n’est pas une figure.
C’est une projection en train de se faire — et déjà de se perdre.